Jean-David Boczmak
Expert d'assuré, fondateur de Lutèce Expertises, sinistres à forts enjeux
Jean-David Boczmak défend des assurés particuliers et professionnels sur des sinistres à forts enjeux depuis plus d'une décennie. Incendies, pertes d'exploitation, sinistres industriels, dossiers complexes où l'indemnisation se compte en centaines de milliers d'euros, parfois en millions.
De cette pratique, il tire une conviction devenue le principe d'intervention du cabinet. Face à un sinistre grave, un assuré, même averti, même chef d'entreprise, même accompagné par son courtier, ne dispose ni de la lecture contractuelle, ni de la méthode d'expertise, ni du temps nécessaires pour tenir sa position. Ce n'est pas une question de compétence, c'est une question de terrain. En face, l'expert de compagnie fait cela tous les jours, et il est mandaté et rémunéré par l'assureur.
C'est cette asymétrie que le cabinet corrige. Elle se corrige d'autant mieux quand notre cabinet est mandaté tôt.

Pourquoi le montant d'ouverture pèse autant que l'indemnité finale
La première évaluation portée au dossier porte un nom dans la profession : le montant d'ouverture. C'est l'estimation que l'expert mandaté par la compagnie communique à l'assureur à l'issue du premier rendez-vous d'expertise. Elle a vocation à évoluer, mais elle fixe le cadre dans lequel toute la suite se discutera.
C'est ce qui la rend aussi déterminante que le montant final. L'indemnité versée ne se construit pas à partir d'une page blanche, elle se construit par déplacements successifs à partir de ce premier chiffre. Un montant d'ouverture bas ne se rattrape pas d'un seul mouvement, il se conteste poste par poste.
Quand Lutèce Expertises est mandaté dès la survenance du sinistre, un seul chiffrage existe au dossier : l'état de perte que le cabinet établit lui-même. C'est la raison pour laquelle Lutèce Expertises privilégie aujourd'hui les dossiers confiés dès les premiers jours.
Un état de perte à dire d'expert, pas un devis
Le document que le cabinet établit pour chiffrer le sinistre est un état de perte à dire d'expert, à l'en tête du cabinet. Ce n'est pas un devis d'entreprise, et la différence est décisive.
Un état de perte à dire d'expert ne relève pas de cette logique. Il est établi sur la base de prix pratiqués et acceptés par les compagnies d'assurance, parce que le cabinet chiffre régulièrement des travaux de remise en état et de reconstruction qui sont acceptés par les assureurs.
C'est un document technique opposable, construit poste par poste, que l'expert de la compagnie doit discuter sur le fond, argument technique contre argument technique.
Comment un assuré découvre-t-il trop tard qu'il est mal indemnisé ?
Un assuré n'est pas toujours en mesure de savoir qu'il est insuffisamment indemnisé. Les raisons sont techniques et contractuelles : il faudrait pouvoir identifier ce qui manque dans une évaluation, or ce qui manque ne figure nulle part. Le montant annoncé paraît important, la procédure a été longue, et la volonté d'en finir est légitime.
Or l'acceptation de l'indemnité engage. Une fois le règlement accepté, le sinistre est clos : l'assuré s'est engagé à ne pas rouvrir le dossier, et ce qui n'a pas été porté au dossier à ce moment là ne pourra plus l'être ensuite.
La découverte intervient le plus souvent en phase de travaux, quand les entreprises annoncent que l'enveloppe ne permet pas d'achever le chantier. C'est le moment où l'assuré comprend, et c'est aussi celui où il ne peut plus revenir en arrière.
Le temps ne joue pas de la même façon pour les deux parties
Un sinistre grave dégrade la situation de l'assuré mois après mois. L'activité est arrêtée ou ralentie, les travaux attendent, la trésorerie s'épuise, et les charges continuent de courir. La compagnie d'assurance, elle, ne subit aucune contrainte de cette nature.
Cette asymétrie n'est l'expression d'aucune intention, elle est structurelle. Mais elle produit un effet mécanique qu'il faut connaître avant d'entrer en discussion : plus le règlement s'étire, plus la pression d'accepter pèse d'un seul côté. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'obtention rapide d'une provision change la nature de la négociation qui suit.
Un exemple de dossier pris dès la survenance du sinistre
Sur un incendie de maison individuelle, l'analyse initiale envisageait un nettoyage complet et une reprise des peintures. L'examen technique mené par le cabinet a mis en évidence une réalité différente : les fumées avaient circulé dans les gaines encastrées de l'ensemble de la maison, exposant les installations électriques aux suies bien au delà de ce qu'un constat visuel laissait paraître.
Lors de l'expertise de reconnaissance, l'expert de la compagnie envisageait un montant d'ouverture de 150 000 euros. Sur la base de ses constats, le cabinet a proposé une ouverture à 400 000 euros. L'indemnisation finalement retenue s'est révélée nettement plus proche du montant proposé par le cabinet que de l'estimation initiale.
Ce dossier illustre le mécanisme décrit plus haut, et non un résultat garanti.
Ce que le cabinet observe quand il intervient dès les premiers jours
Sur les dossiers confiés au cabinet dès la survenance du sinistre, trois constats reviennent avec régularité.
L'obtention d'une provision est la règle. Les tentatives d'application d'une vétusté excessive ou d'une règle proportionnelle non justifiée sont quasi systématiques. Enfin, la grande majorité de ces dossiers se règle sans contentieux.

Contactez un expert d'assuré dès les premiers jours
Quel que soit votre assureur, vous avez le droit de faire appel à votre propre expert d'assuré.
Face à un sinistre grave, votre assureur dispose de ses propres experts, techniciens et juristes.
Défendre seul votre indemnisation dans ce contexte est un risque que peu d'assurés mesurent.
Appelez-nous au 09 52 86 85 29 pour un premier échange confidentiel et sans engagement.
Nos honoraires : un modèle aligné sur vos intérêts
Lutèce Expertises travaille sur la base d'honoraires de résultat.
Ce modèle traduit un engagement simple : nos intérêts sont alignés avec les vôtres.
Un premier échange nous permet d'évaluer votre dossier et de vous préciser les conditions d'intervention.
Le cabinet et son fondateur
Lutèce Expertises concentre son action sur les sinistres à forts enjeux : incendies résidentiels et professionnels, pertes d'exploitation, sinistres industriels, dégâts des eaux importants en copropriété, catastrophes naturelles. Cabinet parisien indépendant, il intervient exclusivement du côté de l'assuré, jamais du côté des compagnies.
Le cabinet a fait le choix d'un volume limité de dossiers. Un sinistre à forts enjeux se défend poste par poste, sur plusieurs mois, avec une disponibilité réelle aux moments qui comptent. Ce niveau de suivi n'est pas compatible avec une gestion au volume, et il a une conséquence assumée : le cabinet n'accepte pas tous les dossiers qui lui sont soumis.
Selon la nature et la localisation du sinistre, le cabinet mobilise les compétences techniques nécessaires : expertise bâtiment, ingénierie structure, expertise financière pour les pertes d'exploitation, spécialistes décontamination. Jean-David Boczmak assure le pilotage stratégique et contractuel de chaque dossier accepté, ainsi que la conduite des négociations avec les compagnies.
Jean-David Boczmak a accordé une interview à L'Argus de l'Assurance, principal média professionnel du secteur, sur le métier d'expert d'assuré et la défense des intérêts des sinistrés. En août 2026, La Croix l'a interrogé dans un dossier consacré à l'indemnisation des sinistrés des incendies. Il y prend l'exemple d'un désaccord fréquent : une compagnie peut considérer que les installations électriques n'ont pas été endommagées, alors que l'exposition à la suie nécessite souvent de tout refaire.
Interview dans L'Argus de l'Assurance